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La chiropraxie La chiropratique
Les "champions" de la manipulation...

La chiropraxie, ou chiropratique, est une thérapie qui n'est pas très développée en France, lui préférant sa grande soeur l'ostéopathie, contrairement aux Etats-Unis ou au Canada où elle est très pratiquée, même si certains lui prédisent une arrivée en fanfare dans les années à venir de ce côté-ci de l'Atlantique. En France, la chiropraxie, ainsi que le diplôme de chiropracteur ("Docteur" en chiropaxie), ne sont reconnus ni par l'état ni par la médecine. Son succès outre-atlantique est la conséquence d'une politique de relations publiques et de lobbying très agressifs, bien qu'il s'agisse d'une thérapeutique pseudoscientifique dont les concepts sont plus que douteux, l'attitude anti-scientifique et les pratiques parfois très limites.

La théorie de la subluxation

Bien qu'ils soient actifs pour ce qui est de mettre en avant les bénéfices supposés de la chiropraxie, les chiropracteurs sont moins prolixes dès qu'il s'agit d'aborder les bases théoriques de leur thérapie. La théorie de la subluxation qui est le centre et le fondement même de la chiropraxie, ressemble parfois à un mystère bien gardé, les patients réguliers des chiropracteurs ne connaissent souvent pas ses bases théoriques. Peut-être seraient-il surpris de découvrir que les fondements de leur traitement vont totalement à l'encontre des concepts scientifiques connus en neurologie, physiologie, anatomie dans le domaine de la santé et la maladie.

La théorie de la subluxation de la chiropratique repose sur une notion vitaliste selon laquelle la santé est une conséquence des flux de force vitale nommée "l'intelligence innée", allant du cerveau jusqu'au reste du corps via la moelle épinière et les nerfs périphériques. Toutes les maladies, d'après les chiropracteurs, résulteraient d'une rupture du flux de cette intelligence innée ou d'une mauvaise circulation de l'énergie vitale (interférences énergétiques). L'interruption du flux serait causée par des subluxations vertébrales, qui sont des petits désalignements de la colonne vertébrale, qui comprimeraient les nerfs vertébraux. Ainsi par exemple, une maladie du foie serait causée par une subluxation qui comprimerait le nerf vertébral approvisionnant le foie, le privant de son intelligence innée vitale. Les chiropracteurs traitent cette maladie en arrangeant ces dérèglements par la manipulation (les "ajustements").

Cette idée est restée la pierre angulaire de la chiropratique, en dépit des avancées en neurobiologie et en anatomie qui n'ont jamais fait la preuve de l'existence de cette "intelligence innée" ni des subluxations chiropratiques. Ce qui n'empêche pas de nombreux praticiens de continuer à attribuer comme cause de toutes les maladies un blocage de l'énergie vitale, et ce malgré les progrès scientifiques réalisés en médecine par les découvertes des causes infectieuses, génétiques, auto-immunes, dégénératives, nutritionnelles, etc, de la maladie. Plus fort encore, ces subluxations seraient dans la majorité des cas indolores et donc imperceptibles par le malade, seul le chiropracteur serait en mesure de les détecter et de procéder à des "ajustements" curatifs, ce qui pose de sérieux problèmes de diagnostic car ces subluxations étant imperceptibles (elles n'ont en réalité aucune existence objective), leur diagnostic repose sur la seule confiance qu'on peut porter en son praticien, deux chiropracteurs pouvant ne jamais s'accorder sur la nature et la localisation des subluxations chez un même patient.

La chiropraxie demeure dans le monde de la pseudoscience parce que ses principes de base n'ont jamais été éprouvés par la recherche, ni son diagnostic ni ses modalités thérapeutiques n'évoluent afin de se conformer à la connaissance scientifique actuelle. Beaucoup de chiropracteurs s'opposent d'ailleurs aux mesures de santé publiques telle que celle de la vaccination des enfants. Tandis que d'autres instillent à leurs patients un sentiment de méfiance envers la médecine, tout en étalant leurs concepts pseudoscientifiques sur la santé et la maladie. La maladie ne serait pas la conséquence d'un virus, ni d'un microbe, ni d'une bactérie, etc, car "la maladie vient de l'intérieur du corps tout comme la guérison"*


Historique

La chiropraxie a été fondée en 1895 par Daniel Palmer, un épicier plutôt versé dans la métaphysique. Préalablement à sa "découverte", Palmer était magnétiseur/guérisseur. Il s'intéressa aussi à la phrénologie (pseudoscience diagnostique de la personnalité et de la maladie reposant sur la forme du crâne) et au spiritualisme. Palmer rapporta avoir découvert le principe de la chiropraxie après avoir guéri, paraît-il, une personne de sa surdité en manipulant son cou. Le fait que le nerf qui transporte l'information sonore des oreilles jusqu'au cerveau ne passe pas par le cou ne semblait pas le déranger outre mesure, bien qu'il semblât qu'il ne fut même pas au courant de cette subtilité anatomique. Palmer créa le terme de "chiropraxie", signifiant littéralement "fait par la main" (keiros = main, praxis = l'action, la pratique), pour se référer à sa nouvelle thérapie. Il prétendait que toutes les maladies sont causées par des os subluxés, dont 95% seraient des os de la colonne vertébrale, qui rompent ainsi le flux d'énergie vitale, la fameuse "intelligence innée". Il ne lui a pas semblé opportun de soumettre ses idées à quelque forme de recherche qui soit, au lieu de cela il traita directement ses patients et enseigna ses principes à la première génération de chiropracteurs.

L'histoire de la chiropraxie est fort instructive, elle révèle tous les signes de la pseudoscience et des croyances qui y sont attachées. Les principes de la chiropraxie reposent sur une seule observation non contrôlée. Cette unique observation fut ensuite extrapolée pour bâtir dessus tout un système d'explication de toutes les maladies humaines. Un seul homme formula la discipline de la chiropratique, puis l'enseigna directement à ses disciples, qui la reçurent et la diffusèrent sans la modifier. Les principes fondateurs reposent sur une philosophie holistique de la maladie au lieu de s'appuyer, comme on devrait s'y attendre de toute pratique médicale un tant soit peu sérieuse, sur des preuves scientifiques.

Le fils de Daniel Palmer, Barlett Joshua Palmer, s'impliqua dans le mouvement chiropratique assez tôt, pendant ses années de formation. Il partageait avec son père ses inclinations métaphysiques, sa tendance à faire des déclarations à l'emporte pièce au sujet de la santé, sans justifications aucunes, et son ignorance de la connaissance scientifique contemporaine. Il affirma avoir découvert "l'impulsion mentale directe" ainsi qu'un inexistant "canal de Palmer" qui relierait la rate à l'estomac. En 1907 il organisa une prise de pouvoir hostile sur l'école chiropratique de son père.

Le fils Palmer donna le ton de ce qui dominera plus tard le domaine de la chiropratique. Il en accentua l'esprit commercial, développa la publicité et une expansion tous azimuts. Il était très critique vis-à-vis de la médecine, déclarant que les médecins étaient des "marchands de la mort". Il cherchait continuellement de nouvelles méthodes dans le but d'augmenter ses revenus, comme celle du "neurocalomètre" qui repérerait les subluxations en mesurant la température de la peau par une détection de "l'interférence nerveuse ", en louant son joujou à d'autres praticiens à des tarifs exorbitants.
Depuis le début les chiropracteurs étaient politiquement agressifs en Amérique. Ils cherchaient des autorisations pour se protéger de la médecine scientifique allant grandissante, vis-à-vis de laquelle ils étaient en décalage total. Plusieurs législateurs aux Etats-Unis hésitaient à autoriser la chiropractie pour cette raison, mais étant donné que de plus en plus d'états votaient pour et l'acceptaient, il devint très difficile d'aller contre. En outre, plusieurs législateurs considéraient que délivrer des autorisations était un bon moyen de contrôler la portée de la chiropratique.

Plusieurs états US commencèrent alors à faire passer des tests scientifiques basiques pour donner leur autorisation, faisant passer les mêmes tests de connaissance scientifique aux chiropracteurs qu'aux étudiants en médecine. Ceci était justifié par le fait que les chiropracteurs se présentaient eux-mêmes comme les premiers praticiens. Mais où 86% des étudiants en médecine réussissaient leurs examens entre 1927 et 1953, seuls 23% des chiropracteurs l'obtenaient ou le passaient. Ceux qui ne le pouvaient pas soit déménageaient dans un autre état moins contraignant, soit pratiquaient sans autorisation. Entre 1967 et 1979 toutes les lois relatives à ces exigences furent levées pour les chiropraticiens.

Pendant des années, la chiropraxie n'a jamais cessé son inlassable lutte pour être reconnue et acceptée. En dépit du fait que la médecine scientifique a continué à progresser et que la chiropraxie n'est jamais sortie de ses origines pseudoscientifiques, elle a eu beaucoup de succès auprès du public. En France, elle est d'importation relativement récente et n'a pas encore réussi à percer dans le domaine des thérapies parallèles.


Plusieurs sensibilités

Depuis pratiquement le début, la chiropraxie est en proie à différents schismes internes. De nos jours, il existe un large panel de différences entre chaque chiropracteur, mais ils peuvent se voir classés en trois catégories :
- La frange dure des chiropracteurs est la frange la plus "extrême", surtout pour leurs positions et points de vue ouvertement anti-scientifiques. Ils se font les avocats d'une position philosophique de la santé plutôt que scientifique, agrémentant la médecine de termes tels que "mécaniste" ou "allopathique". Les médecins sont considérés comme poussant à la consommation de médicaments et ils découragent le recours à la chirurgie. Ils font bien attention de ne pas donner de noms aux maladies, néanmoins ils affirment guérir les maladies par leurs ajustements. Leur revendication la plus chère est celle de substituer la chiropraxie à la médecine scientifique en tant que système de santé principal.

- Au milieu se trouvent ceux qui représentent le segment de population chiropratique le plus largement représenté et qui pourraient au premier abord sembler plus rationnels. Ils acceptent le fait que certaines maladies puissent être causées par une infection ou par d'autres causes qu'une subluxation, et ne limitent pas leur pratique aux ajustements. La plupart des chiropracteurs de cette catégorie ne complètent pourtant pas leurs manipulations, ni leur théorie des ajustements, par un traitement médical, mais préféreront plutôt avoir recours à un autre champ pseudoscientifique. Ils prescriront de l'homéopathie, des remèdes phytothérapiques, de l'acupuncture, un diagnostic iridologue ou encore la kinésiologie et adhèrent volontiers à toute philosophie naturopathe. Ce qui rejoint, et faire se rejoindre, les partisans de toutes ces thérapies, telle une loi de gravité ou magnétique encore inconnue, est le sentiment et l'attitude anti-scientifiques qui les anime, davantage marqués par leur ignorance du sujet, que par une position décidée en toute connaissance de cause.

La rhétorique de ces modérés indique qu'ils désireraient intégrer par, et se voir acceptés dans, le courant scientifique de la santé, plutôt que de le remplacer par une philosophie purement holistique. Ils ne sont pas aussi opposés, par exemple, à la vaccination que l'est la frange dure, mais sont partisans du choix (le fameux "choix", souvent unilatéral). Leur appel au "choix" se fait sur des critères essentiellement affectifs ou émotionnels, surtout aux Etats-Unis, et c'est efficace, ce qui l'est moins est de prouver que leur vision du "choix" anti-vaccination soit la meilleure au regard des résultats en terme d'éradication d'épidémies, autrefois fatales et destructrices, dans les pays pratiquant la vaccination, et le désastre sanitaire dans les régions n'ayant pas les moyens de la pratiquer à grande échelle.

- Enfin une minorité de chiropracteurs est ouvertement critique envers leur propre domaine. Ils en appellent à un rejet total de la théorie de la subluxation de la maladie, se débarrassant des pratiques pseudoscientifiques et contraire à l'éthique de leurs "confrères", et demandent la restriction des actes chiropratiques au traitement de symptômes musculo-squelettiques. Leurs tentatives visent à faire entrer la chiropraxie dans le champ de la médecine scientifique.
Un de ces groupes au Canada a pris le nom de "orthopracteur", et considère leur nouvelle discipline orthopratique comme distincte de la chiropratique. L'orthopratique est l'utilisation de la manipulation afin de fournir un soulagement des tensions simples dans le dos. Ils ne croient pas dans la thérapie d'entretien, traitant les maladies, ni dans le recours aux pratiques médicales pseudoscientifiques. Les autres chiropracteurs s'opposent évidemment à ce courant, redoutant leur tentative de limiter ou de réduire les champs d'application de leur pratique.


Les éléments de preuve de la chiropraxie

Durant les cent dernières années, très peu de recherches ont été conduites sur les principes de base de la chiropratique. Aucune ne mentionne l'existence avérée de "l'intelligence innée" ni d'une force vitale qui jouerait un rôle sur la santé et la maladie. Deux études sont souvent citées par les praticiens, qui apporteraient des preuves de l'efficacité de la chiropratique. En les examinant de plus près, il apparaît que les chiropracteurs auraient mal interprété les conclusions scientifiques de ces deux études.

La première de ces études a été publiée en 1989 par la Rand Corporation (1), un groupe de recherche indépendant comprenant des médecins et des chiropracteurs, pour passer en revue les recherches disponibles sur la thérapie manipulatoire. Ils conclurent que les preuves de 22 études soutenaient le recours à la thérapie manipulatoire pour les douleurs légères du dos. Il est cependant important de comprendre qu'ils ne se référaient qu'à la thérapie par la manipulation, non pas à la chiropratique dans son ensemble. En fait, seules quatre des 22 études mentionnées comprenaient des chiropracteurs. Dans les autres études, la thérapie manipulatoire était réalisée par des médecins et des kinésithérapeutes.

L'étude Rand énuméra une longue liste de cas dans lesquelles la manipulation de la colonne vertébrale ne devait pas être pratiquée, telle que celle, ironiquement, de la compression des nerfs. D'autres contre-indications comprennent entre autres les manipulations d'une durée de plus de 6 mois, les tumeurs malignes, l'absence de réactions aux manipulations passées. Ils conclurent aussi qu'il n'y avait pas suffisamment de preuve justifiant le recours à la manipulation pour la plupart des formes de douleurs chroniques du dos. L'étude n'apporte en fait aucun soutien à la théorie de la subluxation chiropratique ni à la portée de sa pratique. Elle ne fait pas non plus de comparaison entre la manipulation et d'autres formes de traitements pour les douleurs dorsales.

Plus intéressant encore est le moyen par lequel la communauté chiropratique a mal interprété les découvertes de l'étude Rand pour en faire une confirmation de la chiropraxie. Le nombre d'erreurs d'interprétations conduisirent le Dr Paul Shekelle de Rand Corporation, qui est à la source de l'étude, à écrire : "A travers les différents commentaires et reprises de notre étude par les médias, nous avons pris conscience des nombreux exemples où nos résultats ont été sérieusement mal interprétés par les chiropracteurs"

Shekelle fit une liste des erreurs les plus communément rencontrées. Malgré cela, les chiropracteurs continuent toujours à utiliser faussement cette étude comme matière à soutenir les différentes pratiques de leur thérapie. La seconde étude est l'étude Meade (2) publiée dans le British Medical Journal en 1990. L'étude conclut que "Pour les patients avec des douleurs au dos pour lesquels les manipulations ne sont pas contre-indiquées, la chiropraxie confère presque certainement un bénéfice à long terme en comparaison d'une médicalisation externe". Les chiropracteurs se sont généreusement servis de cette étude auprès du public, en ignorant ses nombreux problèmes, limitations et faiblesses.

Premièrement, les deux groupes ayant reçu les traitements n'étaient pas comparables, le groupe chiropratique a reçu 44% de traitement en plus sur une période deux fois plus longue et en privé. Les patients de l'autre groupe faisaient partie du National Health Service (Service de Santé Nationale) qui avait des ressources plus limitées, ne pouvant pas traiter leurs patients de la même façon qu'un praticien privé pouvait le faire.
En second lieu, les patients qui intégrèrent l'étude passèrent une radio qui était ensuite étudiée par des radiologues hospitaliers. Entre 25 et 50% des patients sélectionnés pour l'étude furent éliminés parce qu'ils présentaient des contre-indications aux manipulations vertébrales. Ce simple fait suffit à rendre impossible une application précise des résultats de l'étude aux pratiques chiropratiques dans la "vraie vie", dans la réalité. Une des critiques majeures de la chiropraxie est que les praticiens traitent à la va-vite leurs patients, ces derniers ne passent jamais par des examens médicaux hospitaliers au préalable.

Enfin, cette étude se limitait strictement à la manipulation, bien qu'exclusivement pratiquée par des chiropracteurs pour soulager des douleurs du dos. Cependant les chiropracteurs n'hésiteront à l'évoquer pour déclarer que "la chiropratique marche", pour ensuite traiter des maladies en se basant sur la théorie chiropratique de la subluxation.

La recherche qui a été faite sur l'efficacité de la chiropraxie peut se résumer dans le fait que les manipulations de la colonne vertébrale jouent un rôle dans le traitement symptomatique des douleurs du dos basiques, cependant, elle nécessite de meilleures études. Mais les chiropracteurs ne limitent pas leur pratique à ce que la recherche montre. Pas plus qu'ils présentent des comptes-rendus précis des recherches qui ont été faites. Excepté la minorité de chiropracteurs scientifiques, aucune organisation chiropratique ne recommande d'abandonner les traitements ou de restreindre le champ de la pratique chiropratique à cause du manque de preuves ou de résultats issus de la recherche scientifique.


Pour aller plus loin :
- Médecines alternatives : le guide critique. Collectif
- Les charlatans de la santé, Jean-Marie ABGRALL, Documents Payot.
- Histoires parallèles de la médecine. Des Fleurs de Bach à l'ostéopathie. Thomas Sandoz
- Le sommeil de la raison. Norbert Bensaïd

A visiter:
- L'ostéopathie et la chiropraxie. Rapport, au nom d'un Groupe de travail. Louis AUQUIER, Georges CRÉMER, Paul MALVY, Charles-Joël MENKÈS, Guy NICOLAS. ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE.
- Les actualités de la chiropraxie

Notes & Références :
- Assessment of diclofenac or spinal manipulative therapy, or both, in addition to recommended fi rst-line treatment for acute low back pain: a randomised controlled trial. The Lancet. 2007; 370: 1638-43
- A systematic review of systematic reviews of spinal manipulation. E. Ernst, P.H. Canter - 2006
1 - Appropriateness of Spinal Manipulation for Low Back Pain : Project Overview and Literature Review
  - The Appropriateness of Spinal Manipulation for Low-Back Pain : Data Collection Instruments and a Manual for Their Use de Paul Shekelle, Ian Coulter, Eric Hurwitz
  - Manipulation and mobilization of the cervical spine. A systematic review of the literature. Hurwitz EL, Aker PD, Adams AH, Meeker WC, Shekelle PG.
  - Spinal manipulation for headache disorders
2 - Low back pain of mechanical origin : randomised comparison of chiropractic and hospital outpatient treatment. Meade TW, Dyer S, Browne W, Townsend J, Frank AO.
3 - A Scientific Test of Chiropractic's Subluxation Theory - The first experimental study of the basis of the theory demonstrates that it is erroneous. Edmund S. Crelin, Ph.D.
- Frequency and clinical predictors of adverse reactions to chiropractic care in the UCLA neck pain study. Hurwitz EL, Morgenstern H, Vassilaki M, Chiang LM.
- NCAHF Fact Sheet on Chiropractic. Dr Jarvis
- Les soins chiropratiques aux enfants : Des controverses et des points litigieux
- Loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé - Chapitre III : Déontologie des professions et information des usagers du système de santé.
- La Chiropraxie
- La chiropratique : manipulation du dos ou de l'information ? Sceptiques du Québec
* http://corpsalain.ca/chiro-specifique.htm