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Aucun lien scientifique entre les vaccins infantiles et l’autisme

Le 9 octobre 2009

Un nouvel article publié dans le Journal for Specialists in Pediatric Nursing (Journal pour spécialistes en infirmerie pédiatrique) [1] a exploré l’histoire de la vaccination, des systèmes d’enregistrement de la sécurité vaccinale aux Etats-Unis et les deux sujets théoriques sur les vaccins associés à l’autisme autour desquels il a été fait le plus de publicité : le conservateur thimésoral et le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Une analyse de la recherche publiée montre qu’il n’existe aucune preuve scientifique convaincante supportant une relation entre les vaccins et l’autisme.

Par définition, l’apparition de l’autisme survient principalement vers l’âge de trois ans. Il n’a pas encore été clairement identifié de cause à l’autisme, bien que plusieurs associations possibles aient été examinées. Il y a eu un intérêt grandissant dans les expositions environnementales, y compris les vaccinations. Les vaccinations infantiles sont administrées aussi tôt que possible pour s’assurer que les nourrissons soient protégés contre les maladies qui apparaissent tôt pendant l’enfance. Cette période coïncide souvent avec la période où l’autisme peut être suspecté ou diagnostiqué.

Un article anglais, publié il y a environ 10 ans, semblait affirmer que la délivrance du vaccin ROR était associée à l’autisme. Ce rapport initial, d’une possible association entre le vaccin ROR et le déclenchement de l’autisme, avait alors reçu un écho important, et en Angleterre, les taux de vaccinations ROR s’étaient effondrés et le nombre de cas d’oreillons avaient dramatiquement augmenté sur la décennie.

En réponse à cette inquiétude aux Etats-Unis, le CDC (Center for Disease Control) et le NIH ont examiné la sécurité des vaccins, et après avoir réalisé une analyse en profondeur de la littérature pertinente, ont rejeté toute relation causale entre le ROR et l’autisme. En fin de compte, la plupart des auteurs de l’article anglais original avaient aussi demandé à retirer l’interprétation de leurs découvertes.

Des sujets d’inquiétude sont aussi apparus à propos du thimésoral, un conservateur des vaccins multidoses qui a été retiré des vaccins en 2001 aux USA et en 1992 au Danemark et en Suède. Mais malgré ce retrait au Danemark et en Suède, les taux d’autisme ont continué à augmenter dans ces pays. D’autres études n’ont pas pu trouver de lien non plus. Finalement, en février 2009, la Court Fédérale Américaine a déclaré avoir trouvé que le vaccin ROR et le thimésoral contenu dans les vaccins n’étaient pas des facteurs causals dans le développement de l’autisme.

"Les infirmières se trouvent souvent dans l’unique position de fournir des conseils concernant les vaccins dans leur pratique courante, tout autant que dans leurs vies de tous les jours" notent les auteurs. "Il est donc impératif qu’elles aient connaissance de la recherche et de ses résultats quand il s’agit d’évoquer les vaccins avec les parents, les proches, les collègues et autres professionnels de la santé."

- Les prêcheurs de l’Apocalypse : Pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires. Jean de Kervasdoué.
- Les charlatans de la santé. Jean-Marie ABGRALL.


Références et notes :

[1] Autism and Vaccination—The Current Evidence. Journal for Specialists in Pediatric Nursing. Vol. 14 Iss. 3, pp 166 - 172.

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