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Des différences cérébrales entre croyants et athées

Le 6 mars 2009

Croire en Dieu peut aider à bloquer l’anxiété et à minimiser le stress, selon une recherche de l’Université de Toronto, qui a montré des différences cérébrales distinctes entre les croyants et les athées.

Dans deux études [1], dirigées par le Professeur de psychologie Michael Inzlicht, les participants ont réalisé une tâche Stroop, qui est un test de contrôle cognitif connu, tandis que des électrodes leurs étaient attachées sur le crâne pour mesurer leur activité cérébrale.

Comparés aux athées, les participants croyants ont montré significativement moins d’activité dans le cortex cingulaire antérieur, une région du cerveau qui aide à modifier le comportement en signalant quand l’attention et le contrôle sont nécessaires, ce qui se passe habituellement quand un événement produisant une certaine anxiété a lieu, comme quand on fait une erreur. Plus leur zèle religieux était, plus ils croyaient en Dieu et moins leur cortex s’enflammait en réponse à leurs propres erreurs.

"Vous pourriez considérer cette partie du cerveau comme une alarme corticale qui sonne quand un individu vient juste de faire une erreur, ou vit de l’incertitude" dit Inzlicht. "Nous avons trouvé que les gens religieux, ou même les personnes qui croient simplement en l’existence de Dieu, montrent significativement moins d’activité cérébrale en relation avec leurs propres erreurs. Ils sont moins anxieux et se sentent moins stressés quand ils ont fait une erreur."

Ces corrélations restent fortes même après avoir contrôlé l’aptitude de la personnalité et cognitive, dit Inzlicht, qui a aussi trouvé que les participants faisaient moins d’erreurs au test Stroop que leurs collègues non-croyants.

Leurs résultats montrent que les croyances religieuses ont un effet calmant sur ses dévots, qui les rend moins susceptibles de se sentir anxieux quand ils font des erreurs ou qu’ils font face à l’inconnu. Mais Inzlicht avertit que l’anxiété est une "épée à double tranchant" qui est à certains moments nécessaire et utile.

"Manifestement, l’anxiété peut être négative parce que si vous l’êtes trop, vous êtes paralysé par la peur" dit-il. "Cependant, elle a aussi une fonction très utile en ceci qu’elle nous alerte quand nous faisons des erreurs. Si vous ne vivez pas d’anxiété quand vous faites une erreur, quelle impulsion avez-vous pour changer ou améliorer votre comportement ? Vous ferez donc les mêmes erreurs encore et encore."

- Croyance, raison et déraison : Colloque de rentrée 2005.
- L’athéisme expliqué aux croyants. Paul Désalmand.


Références et notes :

[1] Neural Markers of Religious Conviction. Psychological Science, M. Inzlicht, I. McGregor, J. Hirsh, K. Nash.

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