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Téléphones portables et réseaux sans fils : pas de risques avérés

Le 17 septembre 2012

Il n’y a aucune preuve qu’une exposition aux champs électromagnétiques de faible niveau provenant des téléphones portables et autres appareillages de transmissions de données, causent des effets secondaires. C’est la conclusion d’un rapport [1] du Comité d’Experts Norvégien.

Le Comité a évalué les risques pour la santé provenant des champs électromagnétiques de faible niveau générés par les transmetteurs radio. Ces champs électromagnétiques se trouvent autour des téléphones portables, des téléphones sans fils et des émetteurs Wifi, des antennes relais, des émetteurs de télévision et autres équipements de communication. Le Comité a évalué la puissance de ces champs, s’ils posaient un risque sanitaire, les règlementations existantes et si les valeurs des seuils limites d’exposition étaient respectées.

Les champs électromagnétiques étudiés sont en-dessous des seuils limites

Les champs électromagnétiques de faible niveau générés quand les antennes des téléphones mobiles et autres appareils sans fil transmettent des signaux radio font référence aux champs d’ondes radio, ou radiofréquence (RF).

Les autorités de la santé ont déterminé que les valeurs des seuils limites pour les champs électromagnétiques autour des émetteurs dans les téléphones portables et les autres équipements, devaient être les mêmes que ceux recommandés par la Commission Internationale Pour la Protection Contre les Rayonnements Non-Ionisants (ICNIRP). Les valeurs des seuils limites reposent sur les champs au-dessus d’une certaine puissance pouvant causer un échauffement nuisible des tissus. L’ICNIRP n’a pas observé d’effets secondaires pour la santé sous ces niveaux.

Les valeurs des seuils limites pour ces champs sont 50 fois en dessous du niveau qui cause un échauffement des tissus humains ou une stimulation des cellules nerveuses. À cause de l’augmentation des inquiétudes du public, le gouvernement a mandaté un Comité d’Experts pour évaluer si ces champs électromagnétiques de faible niveau pouvaient causer des effets à la santé.

La recherche indique qu’il n y a pas de risques pour la santé

Le Comité a évalué un certain nombre d’effets possibles sur la santé provenant des champs électromagnétiques de faible niveau, et a évalué la recherche existante dans chaque domaine.

Le groupe n’a pas trouvé de preuve que les champs électromagnétiques de faible niveau autour des téléphones portables et autres émetteurs augmentaient le risque de cancer, détérioraient la fertilité masculine, causaient d’autres dégâts sur la reproduction ou provoqueraient d’autres maladies et effets secondaires tels que des modifications des systèmes endocriniens et immunitaires.

Pas de risque de cancers

La plupart des études sur le cancer se sont focalisées sur le risque de cancer de la tête et du cou. Le Comité n’a pas trouvé de preuve scientifique d’une association entre l’utilisation des téléphones portables et la croissance rapide de tumeurs cérébrales. Jusqu’à présent, les effets sur la croissance lente des tumeurs ont été étudiés sur des gens qui avaient utilisé un portable pendant 20 ans. Ces études n’ont trouvé aucune association.

Il n’existe que des données limitées pour les autres types de cancer de la tête et du cou, tout comme pour la leucémie et les lymphomes, mais à ce jour, il n’y a pas de preuves d’une augmentation du risque provenant de l’utilisation des portables. Les registres des cancers n’ont pas observé d’augmentation de ces tumeurs dans la population depuis l’introduction des mobiles.

L’hypersensibilité électromagnétique

Le Comité n’a pas trouvé que les téléphones portables et d’autres équipements domestiques pouvaient causer des problèmes à la santé telle que l’hypersenbilité électromagnétique. Cela veut-il dire que l’hypersenbilité électromagnétique est un problème imaginaire ?

"Nous n’avons pas d’éléments nous permettant d’affirmer que les symptômes sont imaginaires. Mais un grand nombre d’études suggère que ces symptômes doivent avoir d’autres causes que les effets physiques des champs électromagnétiques de faible niveau environnant les téléphones portables, les émetteurs et autres équipements sans fils. La recherche n’a apporté aucune preuve qui confirme que les interventions soient utiles, comme celle de réduire l’utilisation du portable ou des réseaux sans fil. Notre opinion est que les patients qui vivent ce genre de problème doivent être pris en charge par les services médicaux et traités comme d’autres patients." dit Alexander.

De nombreuses personnes ont découvert que le fait de porter un mobile contre la tête chauffait la région autour de l’oreille, cela est-il dû au rayonnement électromagnétique ?

"La peau s’échauffe légèrement à cause de la batterie et non pas à cause de la transmission radio dans le téléphone. Le champ électromagnétique aura très peu, voire pas du tout, d’effet d’échauffement. Le corps se débarrassera de la chaleur via un flux sanguin normal, de la même façon qu’il régule la température par ailleurs".

Certains modèles de téléphones portables qui émettent à puissance maximale fournissent une exposition qui se rapproche des seuils limites. Mais même dans ce cas, tout échauffement dû aux champs électromagnétiques sera négligeable.

Une simple information suffit

Étant donné qu’il n’y a pas d’incertitudes dans l’évaluation des risques pour la santé provenant des champs électromagnétiques de faible niveau qui oblige à introduire le principe de précaution, le Comité pense qu’une information suffit. Cela signifie que l’exposition ne devra pas être supérieure que de besoin pour obtenir l’objectif voulu.

Quand on compare la puissance des champs électromagnétiques autour des différents équipements, le fait de parler au téléphone portable est en haut de la liste, tandis que les réseaux internet sans fils sont tout en bas. Un exemple de l’exercice de cette information serait que les autorités informent que les kits mains-libres réduiront significativement l’exposition aux portables.

En outre, la puissance du champ électromagnétique autour d’un téléphone portable est plus faible quand il y a une bonne couverture.

Plus de recherche pour peu de bénéfices

Le Comité a évalué les estimations préalablement publiées par des groupes d’experts internationaux, tout comme les études individuelles récentes. Le matériel est très vaste. Un certain nombre d’études a été réalisé sur des cellules et des tissus en laboratoire, tout comme sur des humains et des animaux. En outre, des études de population et des registres du cancer ont été réalisées dans plusieurs pays.

Peu d’incertitudes

Il y a toujours un élément d’incertitude dans toute évaluation des risques. Dans ce cas, le Comité considère que l’incertitude est faible. Une certaine incertitude est associée à une exposition importante dans le temps, comme l’utilisation massive du portable sur plusieurs décennies. Jusqu’à maintenant, cela n’a pas pu être étudié.

Les registres des cancers devraient suivre le développement de l’incidence des cancers dans le futur et la recherche ne devra pas s’arrêter. Les études sur les animaux qui ont été exposés pendant toute leur vie n’apportent aucune preuve que les champs électromagnétiques de faible niveau causent le cancer. Il est peu probable que l’utilisation à long terme des téléphones portables causera des risques pour la santé qui soient inconnus de nos jours.

Concernant les équipements qui fournissent l’exposition la plus faible, comme les bases de stations, les réseaux sans fils, les émetteurs radio et télévision et la proximité des autres portables, les experts pensent que l’évaluation du risque a une incertitude négligeable. En d’autres termes, il est raisonnablement certain que ces équipements ne sont pas associés à des risques pour la santé.

- Champs électromagnétiques, environnement et santé. Anne Perrin, Martine Souques.
- Vivre dans les champs électromagnétiques. Pierre Zweiacker.


Références et notes :

[1] Low-level radiofrequency electromagnetic fields – an assessment of health risks and evaluation of regulatory practice. NIPH report 2012:3.

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