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Toujours pas de lien entre les portables et les tumeurs

Le 21 octobre 2011

La plus grande étude à ce jour sur l’utilisation des téléphones portables, publiée dans le British Medical Journal [1], n’a trouvé aucun lien entre l’utilisation à long terme des portables et les tumeurs au cerveau ou du système nerveux central. Cette étude a rassemblé 358 403 utilisateurs de portables sur une période de 18 ans, et n’a pas trouvé de preuve que le risque de tumeurs cérébrales était plus élevé.

Le nombre de personnes qui utilisent des mobiles est en constante augmentation, avec plus de 5 milliards de souscripteurs dans le monde en 2010. Cela a provoqué des inquiétudes à propos des effets potentiellement négatifs sur la santé, tout particulièrement les tumeurs du système nerveux central.

Des études précédentes, sur un lien possible entre l’utilisation des portables et les tumeurs, n’avaient pas été concluantes, tout particulièrement dans l’utilisation à long terme des téléphones portables. Certains de ces travaux avaient pris la forme d’études de cas contrôlées impliquant un petit nombre d’utilisateurs à long terme, et ont montré être enclins aux erreurs et aux biais. L’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC) a en outre récemment classé les champs électromagnétiques des radiofréquences, comme ceux émis par les portables, comme étant possiblement carcinogènes pour les êtres humains.

La seule étude de cohorte ayant étudié l’utilisation des téléphones mobiles à ce jour est l’étude nationale Danoise qui a comparé les risques de cancers de 420 095 utilisateurs de portables de 1982 à 1995, avec les risques correspondants du reste de la population adulte par un suivi en 1996 et en 2002. Cette étude n’a trouvé aucune preuve d’un risque plus important de tumeurs du cerveau ou du système nerveux, ni d’aucun cancer parmi les souscripteurs de mobiles.

Ainsi, les chercheurs dirigés par l’Institut Epidémiologique du Cancer de Copenhague ont poussé cette étude jusqu’en 2007.

Ils ont étudie les données sur la population Danoise en entier âgée de 30 ans et plus et née au Danemark après 1925, subdivisée en souscripteurs et non-souscripteurs de téléphones portables avant 1995. L’information a été collectée grâce aux opérateurs de réseaux Danois et à partir du Registre du Cancer Danois.

En tout, 10729 tumeurs du système nerveux central sont apparues durant la période de l’étude entre 1990-2007.

Quand les données étaient limitées aux individus qui avaient la plus longue utilisation de portables - 13 années ou plus - les taux de cancer étaient presque les mêmes chez les utilisateurs à long terme que chez les non utilisateurs de mobiles.

Les chercheurs déclarent qu’ils n’ont observé aucune augmentation générale des risques de tumeurs du système nerveux central, ni pour tous les cancers associés, chez les utilisateurs de téléphones mobiles.

Ils concluent : "le suivi élargi nous a permis d’étudier les effets chez les gens qui avaient utilisé des téléphones portables pendant 10 ans et plus, et cette utilisation à long terme n’était pas associée à des risques plus importants de cancer."

"Cependant, étant donné qu’une augmentation du risque faible à modérée dans les sous-groupes des gros utilisateurs ou même après des périodes plus longues d’induction de 10-15 ans ne pouvaient pas être exclue, des études de population plus larges étaient justifiées, dans lesquelles le potentiel de mauvaise classification et les biais de sélection sont minimisés."

- Champs électromagnétiques, environnement et santé. Anne Perrin, Martine Souques.
- Vivre dans les champs électromagnétiques. Pierre Zweiacker.


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