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Toujours pas de preuves de la nocivité des technologies mobiles

Le 30 avril 2012

Un nouveau compte-rendu de l’Agence de Protection de la Santé Britannique, et notamment de son Groupe Consultatif indépendant sur les Rayonnements Non-Ionisants (AGNIR) [1] a conclu qu’il n’y avait toujours pas de preuves convaincantes que les technologies de la téléphonie mobile aient des effets secondaires sur la santé humaine.

Le compte-rendu, qui met à jour la précédente analyse de l’AGNIR [2] de 2003, a étudié les preuves scientifiques de l’exposition aux radiofréquences [3] des champs électromagnétiques, qui sont produits par les technologies des téléphones portables et des autres appareils sans fils, comme le Wi-Fi, mais aussi la télévision et les transmetteurs radio.

Le compte-rendu a découvert que bien qu’une quantité importante de recherches a été réalisée, il n’y a pas de preuves convaincantes que l’exposition aux radiofréquences des champs magnétiques sous les niveaux internationalement recommandés, cause des effets secondaires sur les adultes et les enfants.

Les principales conclusions sont que les éléments de preuve en possession suggèrent que l’exposition aux champs de radiofréquence en dessous des niveaux recommandés, ne cause pas de symptômes chez les êtres humains, et que la présence de ces champs électromagnétiques ne peut pas être détectée par les individus, pas plus par ceux qui affirment être sensibles aux champs électromagnétiques.

Un grand nombre d’études a été publié sur les risques de cancer en relation avec l’utilisation des téléphones portables. Globalement, les résultats de ces études n’ont pas démontré que l’utilisation des portables causait des tumeurs cérébrales, ni aucun autre type de cancer.

Étant donné que la technologie de la téléphonie mobile ne s’est répandue dans le public que depuis récemment, il y a peu d’information sur les risques au-delà de 15 ans. Il est par conséquent important de continuer à enregistrer les éléments de preuve, y compris les tendances nationales en ce qui concerne les tumeurs du cerveau. Celles-ci n’ont pour l’instant donné aucune indication de risque plus important.

Les études des autres expositions aux champs de radiofréquence, comme celles dans le milieu professionnel ou des transmetteurs radio, sont encore plus limitées mais n’ont apporté aucun élément de preuve que le cancer serait causé par ces expositions.

La recherche sur des effets potentiels à long terme des expositions aux radiofréquences a été très limitée, mais les résultats n’apportent aucune preuve d’effets secondaires pour la santé ; en particulier en ce qui concerne la morbidité cardiovasculaire et la reproduction.

Le Professeur A. Swerdlow, Président du Groupe, concluait : "il y a toujours des limites aux recherches publiées qui empêchent tout jugement définitif, mais les preuves dans leur globalité n’ont pas montré quelque effet secondaire qui soit sur la santé humaine provenant de l’exposition aux champs de radiofréquence sous les niveaux internationalement acceptés."

- Champs électromagnétiques, environnement et santé. Anne Perrin, Martine Souques.
- Vivre dans les champs électromagnétiques. Pierre Zweiacker.


Références et notes :

[1] Health Effects from Radio Frequency Electromagnetic Fields. AGNIR.

[2] L’AGNIR est un organisme qui passe en revue toutes les études en laboratoire sur les cellules et animales, tout comme les expériences sur les êtres humains et les études épidémiologiques.

[3] La radiofréquence fait référence aux parties du spectre électromagnétique qui peuvent être utilisées pour les communications radio, et qui se situent dans la région de l’infrarouge : plus précisément, dans ce document, les fréquences entre 100kHz et 300GHz.

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