Menteurs, guignols et autres imposteurs


Confusion quantique,

la physique moderne confirme-t-elle le paranormal ?


La mécanique Quantique est sans doute une des réussites scientifiques les plus importantes du 20°siècle. Ses descriptions du comportement des atomes et de la lumière ont été vérifiées par un grand nombre d'expériences au cours des 70 dernières années. Elle a expliqué divers phénomènes depuis le rayonnement des étoiles jusqu'à l'ordre du tableau périodique des éléments et a engendré quantités de technologies utilisées de nos jours comme les ordinateurs, les superconducteurs ou l'énergie nucléaire. Les évènements que décrivent la théorie quantique, cependant, sont contre-intuitifs et paradoxaux lorsqu'on les compare à la réalité de tous les jours. Les expériences nous disent, par exemple, que la lumière est à la fois onde et particule dépendant de ce que vous essayez de détecter, les électrons peuvent passer à travers des "barrières" sans ouverture et les signaux peuvent se propager à travers l'univers instantanément au-delà même de plusieurs années lumières.

Les succès de la Mécanique Quantique (MQ) et de ses irrationalités apparentes n'ont pas échappé aux adeptes du paranormal, et à ceux des médecines parallèles, cherchant désespérément une confirmation rationnelle de leurs croyances. Ils se la sont appropriée dans le but d'essayer d'expliquer toute une horde de phénomènes psi, comprenant l'ESP, la voyance et la croyance selon laquelle la conscience humaine peut contrôler toute la réalité. Le fait que la MQ soit "bizarre", inhabituelle, ne signifie pourtant pas qu'elle peut être utilisée pour expliquer les théories les plus farfelues. Les comportements exceptionnels du monde microscopique ne se traduisent pas nécessairement dans le monde macroscopique, en fait il n'y a aucune preuve suggérant que la MQ peut être utilisée en tant qu'explication des phénomènes paranormaux.
Au début du 20° siècle, les physiciens réalisèrent que la physique classique ne pouvait expliquer l'infiniment petit tout comme elle le faisait pour le grand. Les objets communs de notre expérience de tous les jours, comme les ballons ou même les planètes, rendaient parfaitement compte des mathématiques développées des siècles auparavant. Les éclipses solaires et les mouvements des planètes pouvaient être prédits des siècles dans le futur ou rétroactivement dans le passé. Mais le monde des atomes demeurait extrêmement déconcertant. Les théories conventionnelles faisaient des prédictions qui ne pouvaient pas s'accorder avec la réalité au regard des expériences. Une des anomalies les plus formidables prédite par la physique classique était que les atomes ne devaient pas exister, les électrons devant rapidement faire une spirale et rejoindre le noyau, faisant disparaître les atomes, empêchant de ce fait l'existence des étoiles et des galaxies, et donc la vie d'apparaître. Un autre problème était la prédiction d'une "catastrophe ultraviolette" dans laquelle il était prédit que les solides émettraient une énergie infinie lorsque chauffés. Ces effets n'étaient, bien entendu, jamais observés c'est pourquoi la physique classique devait être modifiée ou bien qu'une nouvelle théorie était nécessaire reflétant plus fidèlement la réalité. La Théorie Quantique accomplit cet exploit en posant que les orbites atomiques et l'énergie elle-même est quantifiée. La nature, semble-t-il, n'est pas continue ni constituée d'énergie et d'orbites se modifiant doucement sans à-coups et variant infiniment, mais plutôt faite de "gros morceaux granulaires". Une analogie pourrait être tentée entre l'énergie existante dans des unités indivisibles et les gens constituant une population. Il ne peut y avoir deux personnes et demie ou quatre individus et cinq-huitième (comme dans des stats) mais seulement une quantité entière comme 3 ou 4. L'univers est quantifié tout comme les individus le sont. Cette vision de la nature explique les prédictions bizarres de la physique classique et, dans son processus même, change notre vision du monde.

Tandis que la théorie quantique émergeait et se développait dans le premier quart du 20° siècle, il apparut rapidement que l'étrangeté et les paradoxes quantiques étaient inévitables. L'expérience de Thomas Young dans les années 1800 avait définitivement montré que la lumière était composée d'ondes, mais l'effet photoélectrique d'Einstein de 1905 démontra aussi que la lumière était composée de particules. La seule conclusion possible était que la lumière est à la fois onde et particule. La lumière possède des aspects onde-particule qui se révèlent eux-mêmes dépendant du type d'expérience conduite. Si vous cherchez une particule, alors la lumière est particule, si vous cherchez des ondes alors la lumière est une onde. Jamais ces deux aspects ne se révèlent en même temps. Ces propriétés exclusives et mutuelles de la lumière et de la matière furent codifiées plus tard dans le principe d'incertitude de Werner Heisenberg en 1927. Cette loi déclare qu'il est impossible de déterminer en même temps, et de manière exacte, deux propriétés physiques en rapport avec le spatio-temporel et l'énergie. Les exemples classiques de ces "variables conjuguées" sont la position et le moment, bien que plusieurs autres existent. Plus la position est déterminée avec précision moins le moment peut l'être. Les deux valeurs peuvent être connues en même temps mais ne le seront jamais avec un haut degré de précision. Si la position est déterminée avec précision alors rien à propos du moment ne pourra être déterminé et vice versa. Cela ne vient pas d'un défaut ou d'une faiblesse de l'instrumentation à notre disposition ni parce que nous en sommes incapables pour l'instant (voire même incapable de le comprendre), il s'agit bel et bien d'un aspect fondamental de la nature. D'un coup d'un seul, le principe d'incertitude balaye le déterminisme newtonien et son univers d'horloger dans lequel tout pourrait être prédit s'il était possible de connaître les positions et le moment de toutes les particules et de faire des extrapolations. Si ces variables ne peuvent être connues précisément au niveau quantique, prédire le futur d'une particule est hors de notre portée. C'est la raison pour laquelle les prédictions météorologiques à long terme sont impossibles car les météorologues ne peuvent déterminer précisément l'état courant de l'atmosphère. Même si la culture humaine est toujours vivante dans un million d'années et que le rythme de la progression scientifique ne faiblit pas, le principe d'incertitude, lui, sera toujours présent, limitant fondamentalement notre connaissance de l'univers.

Un des paradoxes de la MQ, la non localité, a été abondamment reprise par les mystiques du quantique pour soutenir leur vision de l'univers, selon laquelle toute chose dans l'univers est en totale interconnexion avec l'ensemble de ce qui le constitue, communiquant à des vitesses infinies. La non-localité est le prétendu transfert de l'information à des vitesses dépassant celle de la lumière, quelque chose que la théorie de la relativité d'Einstein, et de nombreuses expériences, considèrent comme impossible. Ils nous expliquent que c'est ainsi que les psi (télépathes, voyants, etc.) peuvent savoir instantanément des choses qui se déroulent dans un pays à l'autre bout de la planète. Les physiciens eux-mêmes ne sont pas immunisés contre la pensée mystique. On peut en trouver qui admettent (notamment chez les intervenants de l'UIP, l'Université Interdisciplinaire de Paris) que la MQ apporte un support fondamental par exemple aux phénomènes psychiques, comme la vision à distance ou aux expériences de "décorporation" en tant qu'exemple d'opération de "conscience non-locale".

L'expérience évidemment la plus souvent reprise, pour soutenir cette action à distance immédiate, non locale, est l'expérience EPR (Einstein-Podolsky-Rosen) de 1935. Cette expérience fait intervenir des systèmes quantiques corrélés dans un état initial (2 particules issues d'un même atome) et qui le demeurent après leur séparation quelle que soit leur distance. Cette propriété quantique (de non-séparabilité locale) fut éclairée par Einstein en même temps qu'il la refusait, puis mise en évidence par Bell en 1964, et testée expérimentalement (notamment par Aspect). Un système de spin 0 se désintègre en deux particules, qui partent dans des directions opposées. Le moment angulaire étant conservé, les deux particules doivent avoir des spins de sens contraires, mais chacun des spins reste indéterminé. Si l'on mesure alors le spin d'une des particules, on se trouve brusquement connaître celui de l'autre. Or la seconde particule, étant très éloignée, n'a pas pu être perturbée : l'interprétation des auteurs est qu'un "élément de réalité", nécessairement possédé par la seconde particule (là est peut-être un point faible de l'argument...), n'est pas pris en compte par la mécanique quantique.

C'est à partir de ce fait scientifique que les mystiques de la Mécanique Quantique considèrent comme une preuve scientifique l'interconnexion universelle ou que tout, partout, est intimement et instantanément connecté ou holistique. En apparence, leur discours semble cohérent et raisonnable, surtout pour ce qui est de justifier le mécanisme de la télépathie, en supposant qu'un tel phénomène existe (ce qui n'a jamais été prouvé), mais cette croyance vient en fait d'une incompréhension. La Mécanique Quantique n'implique pas que l'information peut voyager ainsi instantanément, en fait le transfert de l'information superliminale a été prouvé comme impossible dans toute théorie en rapport avec la relativité ou la mécanique quantique (Eberhard et Ross 1989). Il a été montré que si un appareil de communication plus rapide que la lumière était construit, ayant recours à la non-localité, chaque observateur isolé ne verrait qu'une fluctuation aléatoire d'un signal, rien qui soit compréhensible ni interprétable. Donc, même si nos cerveaux pouvaient fonctionner de manière non locale, ils ne recevraient aucune information utilisable. En fait, la violation de la localité ne survient seulement que dans notre description macroscopique des évènements quantiques. Ainsi, même dans le monde étrange de la Mécanique Quantique les psi et des mystiques ne pourront trouver de sanctuaire scientifique.

Comme le dit le physicien Jean Bricmont en ce qui concerne certains aspects de notre compréhension de la nature :
"La nature n'a nullement l'obligation d'être aimable à notre égard et, en particulier, de se laisser comprendre par ce petit animal qu'est l'homme en des termes qui lui sont accessibles intuitivement. Probablement ce que nous appelons 'intuition' est le résultat d'une adaptation à un environnement nécessairement macroscopique et que, lorsque nous essayons de comprendre ce qui se passe à un niveau plus fondamental, microscopique, cet aspect de notre esprit s'avère inadéquat."
J'ajouterais qu'il s'avère même "handicapant".



La fin du 20° siècle a vu une résurgence de la pensée magique et mystique quelque peu déplacée et anachronique dans notre société technologique. Mais pour ces mystiques des temps modernes, la science et la technologie ne sont pas totalement éloignées de leurs idées. Le progrès scientifique, et l'innovation technologique, ont engendré une avance incomparable et indéniable qui ne peut être ignorée, même par le plus anti-science d'entre les enragés du "bon vieux temps". Quiconque déclare avec force que la science soutien ou renforce ses théories peut recueillir un certain taux d'écoute, d'autorité et de respect plus qu'aucune autre chose.

C'est précisément ce qu'ont fait les mystiques du quantique lorsqu'ils affirmèrent que les théories les plus couronnées de succès, et les plus testées de ces cents dernières années, (la mécanique quantique) venaient soutenir leur vision de l'univers. Ils revendiquent le fait que la MQ légitime leurs vieilles croyances comme quoi la conscience humaine détermine en fait la réalité. Nous devons croire que la pensée humaine, contrairement à la matière et à l'énergie, est à la base même de l'univers. Les observations scientifiques, cependant, n'apportent aucune caution à ces affirmations. Il n'existe aucune preuve ni argument soutenant l'idée selon laquelle l'univers physique n'est qu'un produit de l'imagination elle-même sous-produit de notre esprit. Cette idée provient d'une erreur d'interprétation de la Mécanique Quantique, d'une traduction erronée du mathématique vers le philosophique.

L'intérêt du mysticisme quantique remonte en 1975 avec la publication du livre Le Tao de la physique de Fritjof Capra. Dans son ouvrage, il affirme que la MQ confirme des enseignements traditionnels des mystiques orientaux : que la conscience humaine est inextricablement liée à l'univers, formant un tout indivisible. Cette phrase en dit long : "Les pensées et les émotions créent des processus physiques (...) le monde, comprenant l'expérience de notre corps, est totalement déterminé par la façon que vous avez de le percevoir"(Capra 1975). Dans les années 1990, Deepak Chopra a écrit plusieurs livres qui se sont bien vendus surtout grâce au terme "quantique" apparaissant dans le titre ou au langage pseudo scientifique utilisé, comme "Le Corps quantique : trouver la santé grâce aux interactions corps/esprit" ou "Un corps sans âge, un esprit immortel : réponse de notre temps au vieillissement". Dans ses livres, Chopra promulgue sa position sur la médecine alternative, la guérison quantique, dans laquelle l'esprit seul peut guérir toutes maladies et nous donner l'immortalité. Chopra reprend d'ailleurs Capra dans cette phrase : "Le monde physique, comprenant nos corps, est une réponse de l'observateur. Nous créons nos propres corps tout comme nous créons notre expérience du monde.", "Les croyances, les pensées et les émotions créent les réactions chimiques qui maintiennent la vie dans chaque cellule." (Chopra 1993).

Si nous en croyons ces auteurs, la physique du 20° siècle a donc révélé que les visions matérialistes et réductionnistes du monde sont fausses et ont été invalidées. La spiritualisme et le holisme, veulent-ils nous en convaincre, sont les nouveaux paradigmes, exemplifiés par un esprit incorporel cosmique qui contrôle toute la réalité (rien que ça!).

Comment la mécanique quantique a-t-elle pu conduire ces gens à croire que l'esprit humain est l'arbitre final de la réalité ? Une partie du problème provient du fait que les mathématiques de la théorie quantique ont été "traduites" avec des mots, une interprétation dite "ontologique". Ce n'est pas parce qu'une théorie ou une équation peut être exprimée mathématiquement que cela implique automatiquement qu'elle est complètement comprise. Il existe de nombreuses interprétations philosophiques de la MQ, plusieurs d'entre elles ne montrent aucune différence dans leurs résultats empiriques mais étant donné qu'elles ne fournissent pas leurs propres prédictions, elles ne peuvent être considérées comme équivalentes. Pour chaque interprétation de la MQ utilisée pour soutenir les déclarations paranormales, il en existe une autre, qui n'est pas pire, mais qui n'apporte aucun appui aux élucubrations paranormales.

L'interprétation abusive de la MQ la plus souvent rencontrée, l'Interprétation de Copenhague, est aussi la plus largement partagée dans le monde de la physique. Un des principes majeurs de cette interprétation concerne la réduction de la fonction d'onde quantique. Cette fonction d'onde est une description mathématique d'un système quantique qui décrit tous les états possibles un système. Il s'agit essentiellement d'une "collection" de probabilités qui peuvent être utilisées, par exemple, pour déterminer la probabilité qu'une particule se trouve dans une certaine position. Avant que la mesure soit faite, la MQ nous dit que la particule est dans toutes les positions possibles, dans une superposition d'états. Quand la particule est observée, sa position est alors connue avec une précision beaucoup plus grande et la fonction d'onde est dite "réduite" dans un état déterminé : la réalité que nous observons.

Les charlatans du quantique voient la fonction d'onde comme une vibration d'un éther universel se répandant dans tout le cosmos, aussi réelle qu'un son ou une vague dans l'eau. Dans leur conception, la réduction est due à nos pensées ou même les pensées d'une conscience cosmique omniprésente dont nous sommes indépendants. Dans L'Univers Conscient, Mena Kafatos et Robert Nadeau unifient le concept de la fonction d'onde et de l'existence. "On pourrait donc en conclure que l'Existence, dans son état physique au moins, a été 'révélée' dans la fonction d'onde" (1990). C'est cette réduction de la fonction d'onde provoquée par l'acte médiateur humain de la mesure ou de l'observation qui a causé cette confusion entre la théorie quantique et la conscience. Puisque la conscience humaine fait, en fin de compte, l'observation, elle doit être, pour les mystiques du quantique, intimement connectée à la fonction d'onde et sa réduction. Cet argument pourtant se dissout dans la sophistique étant donné que la fonction d'onde quantique n'est pas un objet physique tangible pouvant être manipulé par l'esprit humain. L'Interprétation de Copenhague dit clairement qu'il s'agit en fait d'un outil mathématique, d'une abstraction qui fait tout ce que les équations lui disent de faire. Le physicien Henry Pierce Stapp résume ce qu'en pensent les physiciens par cette phrase : "Dans l'interprétation de Copenhague, la notion d'une fonction d'onde absolue représentant le monde lui-même est rejetée sans équivoque. Les probabilités impliquées sont les probabilités de réponses spécifiées d'appareils de mesure sous certaines conditions bien précises."

L'interprétation de la pluralité des mondes de la MQ est une autre interprétation de plus qui a été mal comprise et mal traduite dans le but de renforcer les croyances dans le paranormal. Ce point de vue, développé par John Wheeler et Hugh Everett de Princeton, déclare qu'il n'y a pas de réduction de la fonction d'onde. Si un système quantique a dix états différents dans lesquels il peut évoluer, alors l'univers se "divisera" en dix copies de lui-même, chaque copie ayant un résultat différent de l'évènement quantique. Par exemple, quand un photon se trouve dans une situation dans laquelle il peut prendre un des différents chemins, nous aurons un nouvel univers pour chacun des résultats possibles.

L'univers est donc tel un buisson qui se ramifie constamment en de nouveaux "sous univers" chaque microseconde. Une fois qu'une branche surgit, il n'y a pas moyen de revenir à une branche antérieure ni d'obtenir de l'information à son sujet. Même cette interprétation, sans la fonction d'onde, a été récupérée pour tenter de "prouver" que la conscience contrôle l'univers. L'esprit humain dans cet optique est considéré comme un "sélecteur de canal" guidant la ramification et les sous-ramifications que prend un univers. Cette vision des pluralités de mondes, quoique qu'intrigante, ne reste qu'une spéculation de physiciens que rien ne vient appuyer. La plupart d'entre eux considère comme hautement improbable que l'univers se comporte d'une telle manière et pensent que la réduction de la fonction d'onde est plus raisonnable. Le plus important reste le fait que les prédictions de résultats expérimentaux ne s'éloignent pas de l'orthodoxe Interprétation de Copenhague. Lorsque deux théories peuvent expliquer un phénomène, les scientifiques de reportent au principe d'économie, ou Rasoir d'Occam, qui dit que la théorie ayant le moins de suppositions est préférable. Une réduction de la fonction d'onde étant plus simple qu'un univers se multipliant à l'infini.

Les descriptions de la Mécanique Quantique, des interactions entre observateurs et observés, conduisirent certaines personnes à en conclure que la conscience humaine était responsable de ce qui compose toute la réalité. Certaines expériences possèdent des caractéristiques qui semblent impliquer un transfert superliminal de l'information, ce qui est interprété comme la preuve d'un univers holistique instantané dans lequel tout est interconnecté. Bien que plusieurs interprétations aient été proposées et débattues pendant des années, la formulation conventionnelle de la Mécanique Quantique a été confirmée par de nombreuses expériences, aucune d'elles n'a violé, ni réfuté, la vision d'un univers réductionniste, discontinu, non local et non holistique sans rôle fondamental de la conscience humaine. En dépit du fait que les phénomènes psi n'ont aucun appui, ni preuve, expérimentaux, les vrais croyants ont usurpé la Mécanique Quantique dans le but de confirmer et soutenir leur système de croyance. Victor Stenger disait :
"Ils utilisent des arguments scientifiques non comme d'un outil pour trouver des réponses encore inconnues à de profondes questions, mais comme d'une brosse pour étaler un vernis de respectabilité sur des réponses qu'ils ont déjà décidées."


A lire :
- Impostures intellectuelles, de Sokal et Bricmont
- Prodiges et vertiges de l'analogie Jacques Bouveresse
- Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences. J. Dubessy, G. Lecointre
- Les matérialismes (et leurs détracteurs). J Dubessy, G Lecointre, M Silberstein.
- L'imposture scientifique en 10 leçons. Michel de Pracontal
- Le cantique des quantiques, Sven Ortoli, Jean-Pierre Pharabod
- La nature de la physique, Richard FEYNMAN.
- Petit voyage dans le monde quantique. Etienne Klein
- Initiation à la physique quantique : La matière et ses phénomènes. Valerio Scarani
- Le Paranormal, Henri BROCH, Points Sciences.
- L'Univers élégant. Brian Greene
- Le Monde quantique, une introduction. J-M Levy-Leblond